Exposition en avril 2018

Le VIIe arrondissement de Paris est l’épicentre de la vie parisienne de Jules Lavirotte et Jeanne de Montchenu. Il recèle les créations les plus célèbres de l’architecte. La Mairie du VIIe arrondissement accueille du 16 au 27 avril 2018 une nouvelle exposition organisée par l’Association Jules Lavirotte Architecte avec, le 19 avril, une conférence d’Olivier Barancy, architecte, co-auteur de la première monographie sur Jules Lavirotte. Vous pouvez en profiter pour vous promener dans le quartier à la découverte des immeubles conçus par ce maître de l’Art Nouveau de la rue de Grenelle à l’avenue Rapp.

En sortant de la Mairie, arrêtez-vous d’abord au 134 rue de Grenelle, où Jules s’installe avec Jeanne en arrivant à Paris en 1891 (et qui sera plus tard reconstruit par lui). C‘est d’ici que le couple tisse son réseau de relations dans la société aristocratique du Gros Caillou, quartier où se trouvent des terrains vacants après l’exposition universelle de 1889.  Jules et Jeanne y rencontrent la comtesse de Montessuy qui passera les deux commandes qui vont lancer l’architecte.

Remarquez un peu plus loin l’immeuble du 151 rue de Grenelle, premier immeuble signé par Jules, mais repris en cours de construction, et dont il n’a de ce fait dessiné que certains détails, dont la porte cochère et ses remarquables poignées animalières.

Remontez ensuite vers la Seine par la rue Sédillot, dont l’hôtel particulier du n° 12 est la première commande de la Comtesse, remarquée par la critique de l’époque. Tout y annonce déjà l’Art Nouveau : exubérance, volupté, « coups de fouet », bas-relief floraux et animaliers.

Avenue Rapp, épicentre Art Nouveau du 7e

Dirigez-vous maintenant 3 square Rapp, deuxième commande de la comtesse, laquelle habitera le 1er étage, quand Jules et Jeanne éliront domicile dans le duplex des  5e et 6e étages. Jules y teste plusieurs innovations, dont l’utilisation du ciment armé et un « toit-jardin », bien longtemps avant que Le Corbusier n’en réclame la paternité !

Son chef d’œuvre iconique, Jules le construit directement sur l’avenue Rapp, au 29. L’immeuble est mondialement célèbre pour sa verve débordante, son extraordinaire bestiaire, ses symboles érotiques à foison, dont le gigantesque phalus de la porte cochère, mais également son incroyable façade de céramiques signées Alexandre Bigot.